29 juin 2008

Psychanalyse et psychothérapie

On en remet une louche sur la distinction, actualité de publication oblige, actualité juridique. C'est comme pour le livre, les autorités s'occupent de légiférer en psychanalyse aussi. Les décrets d'application de l'usage du nom de psychothérapeute incluront-ils les psychanalystes? Et qui est et à quoi sert un psychanalyste d'ailleurs?

Voilà le dossier:Num_riser0001
Où l'on découvrira avec intérêt, une fois la question des TCC vite traitée, la différence de fond entre psychanalyse et psychothérapie, quand bien même cette dernière se dirait d'inspiration psychanalytique. Mais attention, psychothérapie psychanalytique, l'association de termes ne va pas de soi.
C'est que le regard sur le transfert et le désir du psychanalyste, ce n'est pas la même chose que de viser à faire cesser un trouble. Un trouble de quoi d'ailleurs: de comportement, de développement, de conduite, de bonne conduite, dans l'ordre établi? Vaste sujet, qui a même conduit l'Allemagne nazie à interdire la psychanalyse, comme un trouble elle-même?
On y découvre que le psychanalyste est un lecteur, du texte inconscient, du message du symptôme. Qu'il n'a pas à s'occuper d'éducabilité, mais qu'il peut pratiquer la psychanalyse d'enfants (depuis Dolto, l'habitué de ce blog le sait déjà).
Une belle succession d'articles, un peu pour connaisseurs tout de même, qui fait le point sur le sujet juridique, technique et épistémologique.

En cette matière, tout ne se dit pas en douceur. Jusqu'à des avertissements sans ambages qui trouvent l'occasion de s'écrire...

Posté par O LH à 23:26 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Psychanalyse et psychothérapie

    le lien sans ambages

    j'ai trouvé le texte de c.melman assez bien mais je me demande dans quelle mesure le psychanalyste peut s'autoriser de lui-même, alors que le psychothérapeute ne le pourrait... ? la question des "écoles" ou des "associations" se pose en psychanalyse depuis ses débuts, et tout le monde (ce petit monde aurait dit David Lodge) de s'étriper et s'excommunier en s'invectivant tant et plus... mon cas n'a rien de spécial, ni de particulier dans ce "petit" monde, double passe, aucune nécessité à pratiquer, continuité dans l'analyse et conscience de l'existence de l'autre, mais peut-être fut-ce parce que je n'avais pas à me "soigner" ? ou que l'analyse ne sied qu'aux esprits qui n'en ont pas le soin ? d'autre part, les dix ans de psychothérapie auxquels j'ai souscrits (remboursés par la sécurité sociale) ne m'ont pas mené autre part qu'au cabinet ("en ville" m'a influencé mon psychothérapeute) du psychanalyste (non remboursé)...
    Non, rien de rien, non je ne regrette rien...!
    Le Lecteur Masqué

    Posté par L L M, 30 juin 2008 à 23:34 | | Répondre
  • Si j'ai bien compris, ce sont les psychothérapeutes qui souhaitent être autorisés par, et inclure les psychanalystes dans ce mouvement par la même occasion. Mettre de l'ordre là dedans en somme...

    Posté par O LH, 01 juillet 2008 à 09:32 | | Répondre
  • ouais... quand on connaît plus ou moins (moi plutôt moins) les frictions qui les agitent ces derniers je ne vois pas vraiment... mais enfin, un miracle est toujours possible ?

    Posté par PdB, 01 juillet 2008 à 18:21 | | Répondre
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